La question derrière chaque consultation ONDA
Rares sont ceux qui viennent demander des explications sur les micro-ondes. Ce que les patients viennent chercher en consultation, c’est une réponse à une question plus directe : une machine peut-elle produire le résultat d’une opération sans qu’il faille passer par l’opération ?
Pour un groupe de patients précis, identifiable, la réponse est oui. Toute la valeur de la consultation tient donc à déterminer qui appartient à ce groupe, et qui n’y appartient pas.
Ce n’est pas la manière dont le sujet est habituellement présenté. La plupart des articles consacrés à cet appareil décrivent la technologie, alignent les bénéfices, puis s’arrêtent là. Le lecteur ressort avec le fonctionnement du dispositif en tête et aucun moyen de se situer lui-même. Résultat, beaucoup de gens engagent une cure à laquelle leur anatomie ne les destinait pas.
Car l’éligibilité est un problème de mesure, pas un problème de communication. Elle se règle en deux minutes environ, avec un pincement entre le pouce et l’index et un mètre ruban.
Comment fonctionne le lifting ONDA ?
ONDA, commercialisé sous le nom Coolwaves, délivre une énergie micro-ondes à 2,45 GHz par une pièce à main appliquée sur la peau, l’échauffement se concentrant dans la couche de graisse sous-cutanée. La chaleur maintenue dans cette couche lèse les adipocytes, qui sont ensuite éliminés au cours des semaines suivantes. Pendant que la couche profonde chauffe, un refroidissement de surface protège la peau.
Les températures de travail restent modestes, de l’ordre de 40 à 43 °C. C’est un repère à garder en tête face à toute description d’une graisse « détruite » sans nuance.
La sélectivité de l’appareil mérite d’être comprise, et elle ne correspond pas à ce qu’en dit la communication des marques. L’absorption des micro-ondes suit la teneur en eau des tissus. Or la graisse est le tissu le plus sec du champ traité : à volume égal, elle absorbe donc moins d’énergie que la peau située au-dessus ou le muscle situé en dessous, et non davantage. Ce que cette faible teneur en eau apporte, c’est la transparence. À 2,45 GHz, l’énergie traverse la couche graisseuse au lieu de se dépenser en surface. Et comme la graisse conduit mal la chaleur et reçoit peu de sang, ce qui s’y dépose s’évacue lentement et finit par s’accumuler.
Autrement dit, la sélectivité ne vient pas de l’endroit où la chaleur arrive, mais de l’endroit où elle s’attarde.
La même chaleur agit sur les travées fibreuses (septa) qui courent entre les lobules graisseux et retiennent la peau, cause structurelle des capitons. Elle stimule en parallèle le remodelage du collagène dans le derme.
Les pièces à main se répartissent par profondeur. La pièce profonde, 66 mm, vise la graisse localisée sur des zones étendues. La pièce plus superficielle, 56 mm, traite la cellulite, le raffermissement cutané et les petits dépôts graisseux. La pièce pocket, 36,5 mm dans sa génération actuelle, couvre le lifting, la fermeté et la région sous-mentonnière. La puissance de sortie monte jusqu’à 200 W, et le fabricant est Deka, à Florence.
Un point mérite d’être lu attentivement lorsqu’on compare des cliniques d’un pays à l’autre. ONDA porte le marquage CE en Europe. La plateforme Deka est arrivée sur le marché américain en avril 2026 au titre de l’autorisation 510(k) de la FDA (510(k) clearance) référencée K260647. Cette autorisation a été délivrée à El.En. S.p.A. le 2 avril 2026, sous un dossier nommé SPECCHIO, présenté comme une modification du TIAC II, l’appareil Deka antérieur, avec les mêmes 2,45 GHz, les mêmes 200 W maximum et les mêmes pièces Deep, Shallow et Pocket.
Ce que couvre cette autorisation doit être énoncé avec exactitude : l’échauffement des tissus pour le soulagement temporaire de la douleur et des spasmes musculaires, l’augmentation de la circulation locale, et, pour la seule fonction de massage, la réduction temporaire de l’aspect de la cellulite. La réduction de graisse, le remodelage de la silhouette et le raffermissement cutané ne figurent pas parmi les indications autorisées. C’est une distinction que la plupart des discours publicitaires escamotent.
Pourquoi les micro-ondes plutôt que les ultrasons, la radiofréquence ou le froid ?
Chaque technologie de réduction de graisse sans chirurgie dépose son énergie différemment, et c’est ce dépôt qui décide de ce que chacune sait faire. Il ne s’agit pas d’un classement général, mais d’une répartition des compétences.
La cryolipolyse refroidit la graisse jusqu’à la mort cellulaire. Elle vise la graisse et non la peau, et exige qu’un tissu soit aspiré dans un applicateur. La radiofréquence chauffe par résistance électrique, à une profondeur qui dépend de la configuration des électrodes. Les HIFU, ultrasons focalisés de haute intensité, concentrent l’énergie à une profondeur focale fixe. Les micro-ondes occupent une place à part : l’absorption y dépend de la teneur en eau du tissu, si bien que la sélectivité vient du tissu lui-même et non de la géométrie de l’applicateur.
La conséquence est pratique. On traite en promenant une pièce à main sur une zone, au lieu d’immobiliser une forme fixe de tissu. Les régions courbes et irrégulières sont donc couvertes, sans marque d’applicateur. Graisse, travées fibreuses de la cellulite et collagène dermique sont traités dans le même passage, là où il faudrait sinon plusieurs appareils.
Reste un risque qu’il faut nommer : l’hyperplasie adipeuse paradoxale (paradoxical adipose hyperplasia). Il s’agit d’une réaction rare où la zone traitée grossit au lieu de fondre, et la correction la plus efficace rapportée est la liposuccion. Une revue multicentrique portant sur 8 658 cycles de cryolipolyse chez 2 114 patients l’a documentée chez 9 patients. Une revue systématique et méta-analyse de 2025, portant sur 28 études et 13 078 patients, retient une incidence groupée de 0,22 %, soit environ un patient sur 455, ce qui est au-dessus du chiffre annoncé par le fabricant lui-même.
Le phénomène est massivement lié à la cryolipolyse. Un cas unique a été rapporté après radiofréquence non invasive. Aucun cas n’a été rapporté après micro-ondes.
En bref
| ONDA (micro-ondes) | Cryolipolyse | HIFU | Radiofréquence | |
|---|---|---|---|---|
| Énergie | Micro-ondes 2,45 GHz | Froid | Ultrasons focalisés | Résistance électrique |
| Mécanisme de profondeur | traverse une graisse pauvre en eau, la chaleur s’y attarde | point de congélation de la graisse | profondeur focale fixe | dessin des électrodes |
| Applicateur | pièce à main, déplacée | ventouse d’aspiration, fixe | transducteur | électrode |
| Indication cellulite | oui, pour la fonction de massage | non | non | variable selon l’appareil |
| Présenté pour le raffermissement cutané | oui | non | oui | oui |
| Contrainte de forme de l’applicateur | aucune, la pièce à main se déplace | fixée par la ventouse | fixée par le transducteur | fixée par l’électrode |
| Hyperplasie adipeuse paradoxale | non rapportée à ce jour | documentée, 0,22 % groupés | non rapportée à ce jour | un cas rapporté |
Que montrent au juste les études sur ONDA ?
Les travaux publiés sur le remodelage par micro-ondes sont tous positifs, et peu nombreux. Il existe des études sur la cellulite, sur la graisse abdominale localisée, sur le relâchement sous-mentonnier, et toutes rapportent une amélioration. Les effectifs vont de sept à quelques dizaines de patients, les protocoles sont majoritairement à un seul bras, non comparatifs, et le suivi dépasse rarement un an.
Une réserve doit être énoncée clairement, pas glissée en aparté : plusieurs de ces articles comptent des coauteurs salariés du groupe du fabricant, et le document de consensus a été réuni par ce même fabricant. Cela ne rend pas les résultats faux, et la participation industrielle est normale dans cette littérature. Cela signifie que ces données n’ont pas encore été éprouvées par des investigateurs qui n’auraient rien à y gagner, et un patient est en droit de le savoir avant de décider.
L’étude sur le relâchement cutané sous-mentonnier, menée avec un appareil à micro-ondes 2,45 GHz, porte sur 10 femmes présentant un relâchement modéré à sévère. Deux séances de dix minutes, à trente jours d’intervalle, ont fait passer le score moyen de relâchement cutané sous-mentonnier de 3,6 à 2,3 à douze semaines après la dernière séance, sans qu’aucun effet indésirable soit rapporté. D’autres travaux ont porté sur le traitement de la cellulite par micro-ondes, sur la graisse abdominale localisée avec neuf mois de recul et sur la graisse localisée dans une population latino-américaine. Un comité consultatif international réuni par le fabricant a par ailleurs publié des recommandations de consensus sur les paramètres et la sélection des patients.
Rien de tout cela ne rend l’effet imaginaire. Mais la façon honnête d’annoncer un résultat passe par la mesure et non par la promesse. C’est pour cela que je mesure.
Pour situer ces chiffres à leur échelle, il faut les comparer à des technologies non invasives mesurées par échographie plutôt qu’estimées à l’œil. Les ultrasons focalisés appliqués à la graisse mammaire accessoire donnent 17,7 % en huit semaines. Les ultrasons pulsés non thermiques sur l’abdomen donnent 16 % à huit semaines, revenus à 13 % à douze semaines. Le laser diode à 1 060 nm sur les flancs donne 7,6 % à six semaines. Entre 7 et 18 % environ de la couche traitée, voilà ce que délivre toute cette catégorie d’appareils quand quelqu’un mesure vraiment. Un chiffre isolé nettement au-dessus de cet intervalle doit éveiller le doute.

Pourquoi j’ai fait entrer ONDA dans ma pratique
J’opère, et l’essentiel de mon activité reste chirurgical. Ajouter un appareil à une pratique chirurgicale n’a de sens que s’il répond à une question à laquelle la chirurgie répond mal. Pour moi, c’était le patient à petite poche bien délimitée, qui n’a pas besoin d’une opération et qu’il ne faut pas convaincre d’en accepter une.
Avant ONDA, ce patient repartait les mains vides. Dire à quelqu’un qui porte 2 cm de graisse localisée que la liposuccion existe est techniquement vrai et cliniquement faux : le volume ne justifie ni anesthésie, ni vêtement de compression, ni six semaines d’activité réduite. Et ne rien proposer revient à envoyer ce patient vers un cabinet qui dira oui à tout.
Trois raisons ont fait pencher vers cet appareil plutôt qu’un autre. La première est la couverture : une pièce à main mobile traite un flanc arrondi ou une face interne de cuisse comme aucune ventouse fixe ne le fera, et les contours d’applicateur laissés sur une zone traitée sont un vrai problème, remarqué par les patients. La deuxième tient au fait que la même séance s’adresse à la graisse, aux travées des capitons et au collagène dermique, ce qui compte parce que ces trois motifs arrivent presque toujours ensemble, et que les traiter avec trois appareils transforme un plan de soins en épreuve. La troisième concerne l’hyperplasie adipeuse paradoxale : elle est massivement rapportée après le froid et ne l’a pas été après micro-ondes. Elle est rare dans les deux cas, mais la corriger impose une opération, et une complication qui atterrirait sur mon propre programme opératoire n’a rien d’abstrait pour moi.
Qui répond à ONDA ? Les mesures que je prends
L’éligibilité à ONDA est une question d’épaisseur, que je tranche par un pincement, complété par une échographie quand j’en dispose. Les deux chiffres qui suivent sont des ordres de grandeur de travail, pas des seuils exacts : le pincement est un outil de dépistage, l’échographie un outil de confirmation, et là où les deux divergent, je suis l’échographie.
Test du pincement. Je saisis un pli entre le pouce et l’index. Un pli nettement plus épais que 4 à 5 cm signifie en général qu’ONDA seul ne satisfera pas le patient. Le pli capture deux couches de graisse plus la peau, donc il surestime la profondeur réelle, et le doublement qu’il représente reste approximatif. Or l’échauffement utile de la pièce profonde atteint environ 2 cm. Au-delà, le fond de la couche n’est plus réchauffé, seul le dessus diminue, et le changement rapporté au volume total devient trop petit pour être vu.
Échographie. Là où je peux mesurer directement, une graisse sous-cutanée de l’ordre de 10 à 25 mm répond le mieux, avec une confiance maximale au milieu de l’intervalle, déclinante vers le haut. Au-dessus de 25 à 30 mm environ, je recommande la liposuccion. En dessous de 10 mm, il n’y a pas assez de graisse à retirer pour que cela se voie, et je change alors d’objectif plutôt que de patient : la cible devient la qualité de la peau et le relâchement, non le volume.
Les deux limites échouent pour des raisons opposées. La limite haute est un problème de profondeur, l’énergie n’atteignant pas toute la couche. La limite basse est un problème d’absence, la couche n’étant pas le motif de la plainte. Expliquer de quel côté se trouve le patient fait l’essentiel d’une consultation utile.

ONDA pour le double menton et l’ovale du visage
Le traitement sous-mentonnier utilise une pièce à main plus petite et des séances plus courtes. C’est l’indication où je suis le plus exigeant sur la sélection, car le cou est peu indulgent avec l’excès de traitement comme avec le faux espoir.
La graisse sous-mentonnière est un petit dépôt qu’aucun vêtement ne dissimule, donc un changement absolu modeste s’y voit beaucoup, ce qui joue en faveur du patient. Ce qui joue contre lui, c’est la peau. Retirer ou réduire de la graisse sous une peau qui a perdu son rappel élastique donne une mâchoire plus dessinée sous une enveloppe plus lâche, et aucun appareil à énergie ne résout cela.
Avant de traiter une région sous-mentonnière, je fais trois vérifications. Une seule qui échoue oriente vers la chirurgie.
- Test de recul cutané (snap test). Je pince la peau du cou, puis je relâche. Une peau qui ne revient pas en environ deux secondes a perdu le rappel élastique dont dépend le traitement.
- Cordes platysmales au repos (platysmal bands). Des cordes verticales visibles sans que le patient force signalent un problème musculaire, que la chaleur appliquée sur la graisse ne changera pas.
- Test d’extension. Je demande au patient de relever le menton. Un pli qui persiste en extension est de la peau, pas de la graisse.
Le profil qui répond le mieux passe les trois vérifications, avec un panicule graisseux sous-mentonnier modeste et une peau qui revient encore. À ceux qui échouent à une seule épreuve, je dis que la correction honnête est un lifting cervical ou un lifting deep plane, et non une série de séances.

Combien de séances d’ONDA, et quand faut-il arrêter ?
Je prévois quatre séances pour une petite zone aux bords nets, six pour une région plus large ou plus fibreuse, espacées d’environ quatre semaines. Les protocoles publiés se situent à ce niveau ou en dessous : quatre séances dans l’étude sur la cellulite, trois à huit dans les séries abdominales, deux dans l’étude sous-mentonnière, et trois séances à quatre semaines d’intervalle pour le remodelage de la silhouette selon le comité consultatif du fabricant. Quand je monte plus haut, c’est parce que la zone est plus large, pas parce que davantage vaudrait mieux.
Le nombre de départ compte d’ailleurs moins que la règle d’arrêt. Si les mesures n’ont pas bougé à la troisième séance, j’arrête. Continuer à programmer des séances chez un patient qui ne répond pas n’est plus un traitement mais du commerce, et ce patient est mieux servi par l’opération qui, elle, marchera.
Je note un tour au mètre ruban sur un repère anatomique fixe, avec une photographie standardisée, au départ, avant chaque séance, puis douze semaines après la dernière. Ces douze semaines comptent, car l’élimination des adipocytes lésés est progressive et que le résultat ne se voit pas le jour même.

Ce que j’annonce au terme d’une cure complète sur l’abdomen tient en deux chiffres : 1 à 3 cm de circonférence, et une réduction de la couche graisseuse traitée de l’ordre de 12 à 18 %. Ils sont délibérément modestes, à l’intérieur de l’intervalle publié pour des appareils comparables, et non au-dessus. Ce sont aussi ceux qui survivent au mètre ruban trois mois plus tard.
Quand est-ce que je recommande la chirurgie plutôt qu’ONDA ?
Le point de bascule s’explique mieux en proportions qu’en noms d’appareils. Si ce que veut le patient suppose de réduire plus d’un quart environ du volume graisseux local, ONDA n’y arrivera pas.
La liposuccion retire en une opération une part substantielle d’une poche délimitée, et les cellules retirées ne sont pas remplacées sur place. Le nombre d’adipocytes de l’adulte est étroitement régulé : environ 10 % sont renouvelés chaque année, pour un total qui reste constant à l’âge adulte. Après une prise de poids, ce qui change est donc la taille des cellules restantes, et non leur nombre dans la zone traitée. ONDA, de son côté, réduit plutôt un huitième ou un sixième de la couche traitée, sur plusieurs séances, avec une élimination étalée sur des mois.
Les deux gestes modifient la population adipocytaire de la zone traitée. L’ampleur et le rythme les séparent. Le patient dont l’objectif dépasse ce plafond gagne davantage à une orientation honnête qu’à une cure suivie d’une déception.
Le poids est l’autre moitié du sujet, et il vaut pour les deux gestes. Quel que soit le résultat obtenu, les kilos repris se stockent dans les zones non traitées, une logique que le retour de la graisse après une liposuccion décrit de la même façon. Le cou le montre bien avant l’abdomen.
Regard du chirurgien
La chose la plus utile que je fais en consultation ONDA, c’est mesurer devant le patient. Un pincement et un mètre ruban prennent deux minutes et transforment une discussion sur les attentes en un chiffre que nous regardons tous les deux. Les patients à qui l’on dit non avec un mètre ruban en main l’acceptent. Ceux à qui l’on dit non comme un avis vont chercher un oui ailleurs, généralement dans un cabinet qui n’a jamais rien mesuré. Je préférerais perdre le traitement et garder le patient, plutôt que d’engager une cure dont je sais déjà qu’elle ne bougera pas.
ONDA est-il sans danger ? Effets secondaires et précautions
Le traitement est donné avec un refroidissement de surface, et les patients décrivent d’ordinaire une sensation de chaleur plutôt qu’une douleur. Les publications sur le remodelage par micro-ondes n’ont pas documenté d’effet indésirable significatif, mais ce sont de petites études, et l’absence de dommage rapporté chez dix ou trente patients n’est qu’une réassurance limitée.
Les effets attendus sont la chaleur passagère, une rougeur discrète et une sensibilité occasionnelle pendant un jour ou deux. L’activité ordinaire reprend immédiatement, sans vêtement de compression et sans éviction sociale.
Les précautions, elles, viennent de la physique et non de la marque. Des implants métalliques ou des dispositifs électroniques implantés dans le champ de traitement sont des contre-indications. La grossesse, une infection cutanée active sur la zone et une maladie générale non contrôlée sont des raisons de reporter. Quant à un indice de masse corporelle au-dessus de 30, il indique en général que le patient n’est pas candidat à un appareil de remodelage, quel qu’il soit, car la plainte à ce stade n’est plus une graisse localisée.
Ce qu’ONDA ne peut pas faire
La perte de poids est absente de la liste des effets d’ONDA. Un appareil qui réduit au plus environ un sixième d’une couche localisée est un outil de remodelage, pas un outil de minceur globale. La graisse viscérale, derrière la paroi abdominale, n’est atteinte par aucun appareil externe.
Le relâchement cutané significatif est absent de cette liste lui aussi. L’effet sur le collagène est réel et utile, mais l’écart reste large entre ce que la chaleur peut retendre et ce qu’un geste de lifting peut retirer, un écart que la comparaison entre HIFU, radiofréquence et ultrasons focalisés permet de situer précisément. Décrire cet écart avec exactitude sépare le patient satisfait du patient déçu.
Un point plus subtil concerne la durabilité du résultat. Les cellules détruites par la chaleur sont éliminées et ne se régénèrent pas, si bien que la réduction elle-même tient. Ce qui ne tient pas automatiquement, c’est l’aspect, car les cellules restées ailleurs peuvent grossir avec la prise de poids.
La bonne question à poser en consultation
Demander si ONDA marche, c’est poser une question sur une machine. La bonne question porte sur vous : quelle est l’épaisseur de la couche que vous voulez réduire, et quelle part faudrait-il en enlever pour que le résultat vous convienne ?
Ces deux chiffres décident de la réponse, et quiconque accepte de mesurer peut les établir dans les premières minutes d’une consultation. Un patient qui porte une poche de 2 cm et qui la veut visiblement plus petite appartient au groupe que l’appareil sert bien. Un patient qui porte une poche de 4 cm et qui veut un ventre plat n’en fait pas partie, et aucun nombre de séances n’y changera quoi que ce soit.
Choisir un cabinet qui mesure avant de recommander, plutôt qu’après un engagement de cure, reste le filtre le plus fiable dont vous disposez.
Rédigé par le Dr Yongwoo Lee, chirurgien plasticien certifié par le conseil coréen de chirurgie plastique, spécialisé en anatomie faciale et en chirurgie esthétique à VIP Plastic Surgery, en Corée du Sud.
Questions fréquentes
Comment fonctionne le lifting ONDA ?
ONDA envoie une énergie de 2,45 GHz à travers la peau jusque dans la graisse sous-cutanée. La graisse absorbe moins d’énergie par volume que les tissus voisins, mais elle est transparente à cette fréquence et évacue mal la chaleur, qui s’accumule et lèse les adipocytes sur plusieurs séances. Les cellules lésées sont éliminées dans les semaines suivantes. La même chaleur agit sur les travées fibreuses des capitons et stimule le collagène cutané.
ONDA réduit-il vraiment la graisse, ou est-ce qu’il ne fait que retendre la peau ?
Les deux, dans la même séance. La réduction de graisse vient de la lésion thermique des adipocytes en profondeur, l’effet cutané du remodelage du collagène dermique. Des pièces à main de tailles différentes visent des profondeurs différentes, et le choix se fait selon la cible, graisse, cellulite ou relâchement.
Quelle quantité de graisse ONDA peut-il retirer ?
Comptez 1 à 3 cm de circonférence abdominale sur une cure complète, avec une réduction de la couche graisseuse traitée de l’ordre de 12 à 18 %. Les appareils comparables, mesurés à l’échographie, se situent entre 7 et 18 % environ. Tout chiffre nettement supérieur à cet intervalle mérite d’être questionné.
Suis-je un bon candidat pour ONDA ?
Le premier test est un pincement entre le pouce et l’index. Un pli jusqu’à environ 4 ou 5 cm correspond très approximativement à une couche de 2 cm, l’intervalle qui répond au traitement. Nettement plus épais, la pièce profonde ne réchauffe pas toute la couche et la liposuccion est plus indiquée. L’échographie est plus fiable qu’un simple pincement.
Combien de séances d’ONDA me faut-il ?
Quatre à six, à un intervalle d’environ un mois, le chiffre haut étant réservé aux zones plus larges ou plus denses. Demandez à toute clinique quel est son critère d’abandon d’une cure : un protocole sans point de sortie est un plan commercial, pas un protocole médical.
Au bout de combien de temps verrez-vous des résultats ?
L’élimination des cellules lésées est progressive, et le bilan s’évalue à environ douze semaines après la dernière séance. Un changement est en général mesurable plus tôt, d’où l’intérêt de mesurer avant chaque séance plutôt que d’attendre la fin.
Est-ce que ONDA fait mal ?
Les patients décrivent pour la plupart une sensation de chaleur plutôt qu’une douleur. La surface est refroidie pendant que la couche du dessous chauffe. Il n’y a ni aspiration ni température extrême.
Y a-t-il une éviction sociale après ONDA ?
Non. On observe une chaleur passagère, une rougeur discrète et parfois une sensibilité pendant un jour ou deux. L’activité ordinaire reprend immédiatement, sans vêtement de compression.
ONDA peut-il traiter un double menton ?
Oui, pour le bon cou. On utilise une pièce à main plus petite et des séances plus courtes. L’éligibilité repose sur le rappel élastique de la peau davantage que sur le volume de graisse, d’où le test de recul cutané, la recherche de cordes platysmales au repos et le test d’extension du menton avant tout traitement.
ONDA ou CoolSculpting, lequel est le meilleur ?
Ce sont deux questions différentes. Le froid s’adresse à la graisse seule et exige un applicateur fixe. Les micro-ondes s’adressent à la graisse, aux travées de la cellulite et au collagène ensemble, avec une pièce à main mobile adaptée aux zones courbes. La cryolipolyse comporte un risque rare d’hyperplasie adipeuse paradoxale, environ 0,22 % en incidence groupée, non rapporté après micro-ondes.
ONDA est-il approuvé par la FDA ?
ONDA porte le marquage CE en Europe. Il a obtenu une autorisation 510(k) américaine délivrée en avril 2026, référencée K260647, sous un dossier nommé SPECCHIO. Il faut lire le texte de cette autorisation plutôt que son titre : elle couvre l’échauffement, la circulation et, pour la fonction massage, l’aspect de la cellulite, mais s’arrête avant la réduction de graisse et le remodelage de la silhouette. Une autorisation réglementaire et un discours publicitaire ne sont pas le même document.
Le résultat d’ONDA est-il permanent ?
Oui et non. Les cellules détruites sont définitivement éliminées. En revanche, la silhouette n’est pas verrouillée, puisque les adipocytes restants ailleurs peuvent grossir avec la prise de poids.
ONDA peut-il remplacer une liposuccion ?
Pour une petite poche bien délimitée, souvent oui. Si l’objectif dépasse environ un quart du volume graisseux local, non. La liposuccion retire une part substantielle d’une poche en une seule opération, là où ONDA réduit plutôt un huitième ou un sixième de la couche, réparti sur plusieurs séances.
Qui ne doit pas avoir recours à ONDA ?
Les implants métalliques ou les dispositifs électroniques implantés dans le champ de traitement, la grossesse, une infection cutanée active sur la zone et une maladie générale non contrôlée contre-indiquent le traitement. Un indice de masse corporelle supérieur à 30 indique en général que la plainte n’est pas une graisse localisée.
ONDA aide-t-il contre la cellulite ?
Les capitons sont causés par des travées fibreuses qui amarrent la peau aux couches profondes, et la chaleur agit directement sur ces travées. C’est l’un des domaines où les micro-ondes ont une justification structurelle, et non un simple effet de volume.
La graisse revient-elle après ONDA ?
Pas les cellules qui ont été éliminées. Le poids repris s’accumule en agrandissant les adipocytes restants, surtout dans les zones non traitées, exactement comme après une liposuccion.
Cet article est fourni à titre d’information uniquement et ne constitue pas un avis médical. Consultez toujours un professionnel de santé qualifié avant de prendre une décision concernant une intervention chirurgicale ou non chirurgicale.
